Soutien aux troubles bipolaires à Nice

Association "VIVRE"

Ateliers thérapeutiques

 

 

 

"VIVRE" est une association à but non lucratif dont l’objectif principal est d’apporter un soutien aux personnes souffrant de troubles bipolaires (anciennement appelés psychose maniaco-dépressive) ainsi qu’à leurs proches, en leur proposant un espace accueillant, bienveillant, chaleureux, d’information, d’écoute et d’entraide.

VIVRE se donne également pour visée de favoriser l’information et la compréhension des proches des membres de l’association vis à vis de la maladie et des implications que celle-ci peut avoir sur la vie de leur proche et la leur.

L’association VIVRE se base sur l’idée que l’information est la clé dans l’acceptation, la compréhension et la gestion quotidienne de la maladie pour le patient, mais également pour son entourage, et entend donc proposer un espace accueillant au sein duquel les membres de l’association pourront partager, échanger et acquérir la compréhension, les expériences et outils de gestion de la maladie et ainsi améliorer leur qualité de vie. 

Objectifs de l’association :

  • Aider les personnes souffrant de troubles bipolaires à mieux gérer les difficultés liées à leur maladie.
  • Aider les membres de l’association à comprendre et accepter les risques liés à la maladie afin de les réduire et contrôler au maximum.
  • Aider l’entourage / les proches des membres de l’association à comprendre la réalité de la maladie et les effets que celle-ci peut avoir sur eux.
  • Permettre à l’entourage des membres de l’association de soutenir et d’accompagner leur proche dans la gestion de la maladie. 
  • Favoriser l’écoute, échange et l’entraide entre les membres de l’association et organiser des réunions régulières de sorte à créer un réel réseau de soutien.

 

Activités proposées par l’association :

  • Organiser des réunions d’information pour les patients et leurs proches.
  • Animer des groupes de parole réguliers.
  • Proposer des entretiens individuels avec une psychothérapeute et/ou un(e) patient(e) davantage expérimenté(e) dans la gestion de la maladie et de ses symptômes. 
  • Organiser des activités thérapeutiques (art thérapie…)
  • Organiser des évènements thérapeutiques (sorties, etc…)
  • Favoriser la création de groupes d’entraide mutuelle.

« Telle une machine, mon cerveau vrombit et bourdonne sans cesse. J’ai l’impression qu’il monte en flèche, et plonge pour ensuite être enterré dans la boue, mais pourquoi donc ? Pourquoi tant de passion ? » Virginia Woolf (écrivaine anglaise, 1882 – 1941)

 

« J’aime la vie. Il m’est arrivée d’être profondément malheureuse, éperdue de chagrin, au comble du désespoir, mais, en dépit de tout, je maintiens que le simple fait de vivre est merveilleux. » Agatha Christie (Auteur de romans policiers. 1890-1976)

Que sont les troubles bipolaires ?

La bipolarité

Anciennement connue sous le nom de psychose maniaco-dépressive, est une maladie mentale grave, affectant 2 à 3 % de la population, largement méconnue et sous diagnostiquée, comme la plupart des affections mentales. Elle se caractérise de manière générale comme un trouble produisant chez la personne touchée des fluctuations de l’humeur extrêmement intenses, par phases ou cycles plus ou moins rapides, allant de la dépression (lorsque l’humeur est au plus bas) à la manie (lorsque l’humeur est au plus haut). Cette maladie peut se manifester chez des individus de tous sexes, milieux ethniques et sociaux. Ses symptômes peuvent se manifester de manière continue ou sporadique, et réapparaître en situation de forte pression sociale ou au travail, ou en cas de choc émotionnel. Chez les femmes, la maladie peut également se déclencher suite à une grossesse ou lors de la ménopause. Les clés dans la gestion des troubles bipolaires sont: un diagnostic précoce, l’acceptation de la maladie et l’adoption d’une hygiène de vie permettant autant que possible de garder les symptômes de la bipolarité sous contrôle. Les traitements prescrits par un.e. psychiatre, la psychothérapie et l’apprentissage de techniques personnelles de régulation de l’humeur sont autant d’outils permettant au patient de pouvoir gérer au mieux sa pathologie et ainsi maintenir une qualité de vie optimale. Cette maladie se décline de manière différente pour chacune des personnes qu’elle concerne, et la compréhension de ses mécanismes, symptômes et effets est essentielle à sa gestion dans la vie quotidienne des patients mais également de leurs proches, le soutien et accompagnement étant essentiel à la stabilisation de l’humeur et à la reprise en main de leur vie suite à un diagnostic de bipolarité des patients.

Les trois types de troubles bipolaires les plus connus et reconnus

  • La bipolarité de type 1 : Le patient connaît une alternance de phases dépressives et maniaques, et peut vivre des épisodes psychotiques.
  • La bipolarité de type 2 : Le patient connaît une alternance de phases dépressives et hypomaniaques, lesquelles peuvent passer inaperçues, donnant souvent lieu à un diagnostic erroné de dépression simple et un traitement à base d’antidépresseurs, qui ne fonctionnera pas forcément et risquera d’induire un virage maniaque chez le patient.
  • La cyclothymie : Le patient connaît une alternance très rapide d’humeurs basses et hypomaniaques, parfois au cours de la même journée.

Il est toutefois essentiel de garder à l’esprit que le trouble bipolaire de l’un.e ne sera pas nécessairement ressenti ni ne se manifestera exactement de la même façon que le trouble bipolaire d’un.e autre, et que chaque patient.e vit sa maladie et ses symptômes de manière unique. L’information, l’échange, le soutien et l’apprentissage de la reconnaissance de ses symptômes et de techniques de gestion de la maladie sont essentiels pour regagner un maximum de contrôle sur ses humeurs, améliorer son quotidien et regagner le contrôle sur sa vie.

Les causes de la maladie

Les troubles bipolaires comptent au nombre des 10 maladies les plus handicapantes selon l'Organisation Mondiale de la Santé. En France, près de 600 000 personnes sont touchées, soit 1,5 % de la population adulte dans toutes les catégories sociales. Une maladie mentale qui résulte essentiellement de l'interaction d'un terrain génétique et de facteurs environnementaux.

Les causes du trouble bipolaire ne sont pas complètements connus mais on sait que le trouble bipolaire est une pathologie complexe avec des causes multifactorielles. Des facteurs d’ordre génétique, biologique, psychologique et socio-environnemental sont impliqués.

  • Des facteurs génétiques : Les troubles bipolaires peuvent survenir chez n’importe quel individu. Il existe cependant une forte vulnérabilité génétique chez les patients concernés, comme l’ont démontré les études menées. Ainsi, le risque de développer des troubles bipolaires s’élève à 10 % environ pour un enfant dont l’un des parents souffre de la maladie. Si les deux parents sont touchés, ce risque se hisse à 30 %. Si la génétique pèse pour 60 % dans l’origine des troubles, ceux-ci ne se déclenchent qu’en interaction avec un ou plusieurs facteurs environnementaux.
  • Des facteurs biologiques : Plusieurs études montrent des anomalies des médiateurs chimiques au niveau du cerveau des patients de la maladie bipolaire. En effet, une diminution du taux de noradrénaline et de sérotonine est observée dans la dépression, alors que dans la manie, les taux de noradrénaline sont élevés. Les sujets déprimés et les sujets maniaques présentent une augmentation de taux de l’acétylcholine. Les taux de dopamine sont diminués chez les déprimés et augmentés dans la manie. L’ensemble de ces données montre des modifications biologiques au niveau du cerveau qui peuvent en partie expliquer les troubles de l’humeur chez les patients atteints de troubles bipolaires.
  • Des facteurs psychologiques : La personnalité et le caractère déterminent la gestion du stress, de la perte ou des expériences traumatisantes. Parmi ces facteurs, on trouve la difficulté à résoudre les problèmes, un manque de confiance en soi et une tendance au perfectionnisme. Le risque de développer un trouble bipolaire est également plus élevé chez les personnes avec des dépressions récurrentes et chez les femmes qui ont vécu une dépression post-partum.
  • Les facteurs socio-environnementaux : Des événements peuvent provoquer une dépression ou une manie chez certaines personnes sensibles : divorce, difficultés financières, naissance d'un enfant, décès d'un proche, problèmes au travail, amour intense, négligence ou abus durant l'enfance...

Les différentes phases de la maladie, le cycle infernal des épisodes d'euphorie et de dépression

La manie

La manie est un épisode maniaque marqué par :

  • Un sentiment d’autosatisfaction
  • Un sentiment intense d’euphorie, de gaité intense
  • Un sentiment de satisfaction
  • Un sentiment de puissance
  • Une réduction de temps de sommeil sans fatigue
  • De l’irritabilité voire de l’agressivité
  • Une proximité inadaptée avec les autres personnes
  • Une hypersexualité avec parfois des passages à l’acte qui sont souvent à l’opposé des valeurs morales de la personne et provoquant après l’épisode souvent un sentiment de honte et de culpabilité
  • Des idées de grandeurs
  • Des projets qui sont initiés mais pas réalisés par la suite
  • Une logorrhée (besoin irrésistible de parler beaucoup)
  • Des troubles au cours de la pensée avec des coqs à l’âne (passage d’une idée à une autre sans recherche de cohérence)
  • Une hyperactivité générale
  • Un mésusage des substances psychoactives

 

Pendant les épisodes maniaques, les personnes peuvent se mettre dans des situations délicates et difficiles : achats dépassant largement leurs moyens financiers (nécessitant parfois des mesures de protection), résiliation de leur contrat de travail, promiscuité sexuelle avec des partenaires différents et le risque des maladies sexuellement transmissibles et des ruptures sentimentales consécutives, violation de la loi, etc.

Heureusement tous ces symptômes ne sont pas toujours présents en même temps.

L'hypomanie

Souvent les personnes dans les phases hypomaniaques sont très actives, créatives, travailleuses, parfois excentriques. Contrairement à l’épisode maniaque les personnes concernées ne dépassent pas la limite de ce qui est communément accepté par l’entourage. Pour certains, il s’agit même d’une phase très productive de leur vie. Ernest Hemingway, Virginia Woolf ou Robert Schumann ont créé une littérature d’exception ou une musique qui perdure à travers les siècles pendant ces phases. Cependant si la phase s’arrête, souvent la dépression s’installe et fige la personne. L’hypomanie n’est souvent pas vécue par la personne comme un état pathologique, mais plutôt comme un moment agréable surtout s’il arrive après un épisode marqué par la morosité.

La dépression

La dépression est un épisode dépressif marqué par :

  • Une tristesse qui perdure sans raison
  • Une humeur dépressive
  • Une perte de plaisir
  • Une perte de volonté
  • Une perte de la libido
  • Des ruminations dépressives (le ressassement permanent des mêmes idées noires)
  • Des troubles du sommeil
  • Une grande fatigue
  • Des idées noires et suicidaires
  • Une perte ou au contraire une prise de poids

 

Manifestation des symptômes

À quoi ressemble une phase hypomaniaque / maniaque ? Comment est-elle ressentie ?

Lorsqu’une personne touchée par un trouble bipolaire commence à sentir son humeur “monter”, elle entrera d’abord dans une phase d’hypomanie. Les individus hypomaniaques ont tendance à réfléchir bien plus rapidement que d’habitude, à avoir une confiance en eux-mêmes accrue et ont parfois de nombres idées leur semblant (et étant peut-être) excellentes et fantastiques. Ils/elles ont alors tendance à se lancer dans de nombreux projets, à rejoindre des clubs ou entreprendre de nouvelles activités ou bien décider de changer d’orientation professionnelle ou de mode de vie. Ces personnes peuvent se montrer extrêmement productives et faire preuve d’une grande motivation. Elles peuvent accomplir de nombreuses choses quasiment sans effort, et beaucoup d’entre elles deviennent alors très créatives.

Il est essentiel de souligner que certains caractères de la manie, décrits plus bas, peuvent également déjà exister au stade hypomaniaque pour de nombreux patients et ainsi causer des dommages considérables. Lorsque l’humeur commence à virer au stade de la manie, les symptômes peuvent alors devenir dangereux et interférer sérieusement dans la vie du patient : pendant une phase maniaque ou même hypomaniaque, certaines personnes dépensent bien plus que ce qu’elles feraient habituellement, se mettant ainsi en danger financièrement. Parfois certain.e.s se tournent vers le jeu. Les personnes affectées peuvent également devenir hypersexuelles, avoir une libido largement accrue, multiplier les conquêtes ou commettre des indiscrétions risquant de les compromettre socialement (adultère ou autre). Les signes distinctifs de la phase maniaque sont une estime de soi largement augmentée, tendant nettement vers la mégalomanie, et des pensées ultra rapides (bien plus rapides que dans l’hypomanie et n’ayant pas de suite logique). Plus l’humeur continue de monter, plus les personnes concernées risquent de perdre le contact avec la réalité, ne plus être capable d’utiliser leur sens du jugement,  et parfois faire l’expérience de la psychose.

La psychose peut se manifester de diverses façons: il peut s’agir d’entendre des voix ou d’halluciner, ou encore de penser que l’on est connecté avec le domaine du spirituel, ou de la nature, ou du divin, voire que l’on a été choisi / élu pour accomplir quelque chose. Toutes les personnes touchées par la bipolarité n’ont pas forcément des épisodes psychotiques.

D’autres ressentis ou sentiments que l’on trouve du côté élevé de l’humeur sont : des sentiments d’agitations, d’anxiété, de colère, de frustration et de paranoïa.

À quoi ressemble une phase dépressive ? Comment est-elle ressentie ?

Lorsqu’une personne commence à entrer dans une phase dépressive, l’un des premiers indicateurs est souvent un besoin de sommeil accru. La personne concernée peut sembler moins bavarde, et se retirer progressivement de situations sociales, et s’isoler.

Elles peut mentionner des sentiments de stress, de fatigue chronique et devenir anxieuse, agitée, colérique. Lorsque la dépression s’aggrave, elles peuvent faire des crises de panique avoir énormément de mal à se concentrer. Ses pensées seront lentes, la prise de décisions difficile et les pertes de mémoire pourront être courantes. Son appétit s’accroît ou au contraire diminue, entraînant une prise ou perte de poids.

La personne peut devenir léthargique (sauf dans le cas des dépression agitées) et son aspect physique se détériorer ou donner l’apparence d’un “laisser aller”. Pour une personne en état de dépression, les symptômes peuvent inclure des sentiments de désespoir et parfois de culpabilité, voire d’extrême culpabilité. Les tâches de la vie quotidienne (prendre une douche, faire les courses, etc.) peuvent sembler insurmontables et la personne peut avoir la sensation de n’avoir plus aucune énergie, ressentir un sentiment comparable à la sensation d’être pris dans un sable mouvant, ou de se débattre dans un océan de goudron.

L’aspect le plus grave de la phase dépressive est son lien avec l’idéation suicidaire, les patients arrivant à cet état de dépression majeure ont souvent des pensées suicidaires. Ces personnes peuvent devenir angoissées à l’idée de la mort de manière générale, de la mort de leurs proches, peuvent devenir obsédées par des pensées morbides et glisser vers des pensées suicidaires, une ou des tentatives de suicide et un potentiel passage à l’acte. A ce stade, les personnes affectées pensent très souvent que leur ressenti actuel sera permanent, et ne peuvent pas se souvenir de moments où elles se sentaient mieux. Il est extrêmement important d’insister sur le fait que 25 à 50% des personnes bipolaires font au moins une tentative de suicide dans leur vie et que 15% mettent fin à leurs jours.

 

**NOTE IMPORTANTE** Les personnes qui sont touchées par les états extrêmes de l’échelle de l’humeur -manie ou dépression-, ont nécessairement besoin de soutien médical pour se stabiliser. Ceci peut se faire en milieu hospitalier ou clinique lorsque cela s’avère nécessaire, ou avec l’aide d’un médecin psychiatre. Leur traitement sera alors introduit, changé, augmenté ou diminué par un ou des médecins spécialisés.

Les traitements

On ne guérit pas d’un trouble bipolaire : c’est une maladie chronique au long cours. Pour autant, les traitements actuels permettent de réduire très fortement les symptômes de la maladie. Plus le trouble est diagnostiqué tôt, plus les chances de rétablissement sont élevées. La prise en charge des troubles bipolaires repose sur trois piliers essentiels : les médicaments, les psychothérapies et le respect d’une bonne hygiène de vie (et parfois en cas de nécessité l’hospitalisation).

Les médicaments

La pharmacothérapie est la pierre angulaire du traitement du trouble bipolaire : elle est indispensable pour stabiliser l’humeur et promouvoir le mieux-être ainsi que pour prévenir le retour des symptômes.

Les traitements les plus souvent prescrits pour le trouble bipolaire sont appelés thymorégulateurs ou stabilisateurs d’humeur. Ces traitements permettent de réduire la fréquence, la durée et l’intensité des épisodes et d’améliorer la qualité des intervalles libres.

Leur efficacité ne peut être évaluée qu’après  plusieurs mois de traitement, en fonction de chaque personne.

Pour certains le traitement doit être maintenu à vie.

Dans un premier temps, le trouble bipolaire est habituellement traité à l’aide de stabilisateurs d’humeur tels que :

  • Lithium ;
  • Anticonvulsivants ;
  • Les neuroleptiques atypiques.

 

Le médecin peut également prescrire certains autres traitements pour augmenter les effets du stabilisateur d’humeur, ou s’il y a intolérance. Citons, entre autres :

  • Les anxiolytiques ;
  • Les antidépresseurs.

La psychothérapie

Il s’agit d’un terme générique désignant une forme de traitement fondée sur un travail de parole entrepris avec un thérapeute. La psychothérapie vise à soulager la détresse du patient en l’incitant à exprimer ses sentiments. Au moyen du dialogue, le thérapeute amène le patient à changer sa façon de voir et les comportements qui pourraient lui être néfastes et il lui présente des stratégies plus opportunes et constructives pour faire face aux problèmes de la vie. Pour que la psychothérapie soit fructueuse, un rapport de confiance doit s’établir entre le patient et le thérapeute.

En début de traitement, les psychothérapeutes peuvent venir en aide aux personnes atteintes de la façon suivante :

  • En leur offrant du support et de l’information ;
  • En organisant des rencontres d’information avec la famille ;
  • En les impliquant dans leur rétablissement.

 

En période de crise, la personne en dépression majeure peut recevoir une aide individuelle spécifique :

  • Via une thérapie cognitivo-comportementale ;
  • Via une thérapie interpersonnelle.

 

Après la période de crise, le processus suivant pourra être entrepris :

  • Une thérapie plus en profondeur avec la personne ;
  • Une démarche thérapeutique impliquant les proches.

 

Durant tout ce processus, la référence de la personne atteinte d’un trouble bipolaire et de ses proches à des organismes associatifs, tel que VIVRE, s’avère très utile.

L'hygiène de vie

Outre les traitements médicamenteux et la psychothérapie, l’hygiène de vie est un point fondamental de la prise en charge à long terme des troubles bipolaires. Tous les spécialistes insistent sur ce plan car les médicaments seuls ne peuvent pas redonner miraculeusement une vie totalement « normale » sans la participation active du patient.

Il est souhaitable de suivre une bonne hygiène de vie, ce qui implique : 

-de respecter un rythme régulier et une durée suffisante de sommeil, d’éviter les décalages horaires,

-de gérer les situations de stress (succès ou échecs), et de connaître les risques liés aux changements ou à un rythme de travail trop intense sur une longue durée,

- d’éviter ou de limiter l’usage du tabac, de l’alcool, du cannabis, ou d’autres drogues (cocaïne, héroïne, ecstasy, LSD),

- de pratiquer une activité physique régulière et adaptée à vos possibilités afin de prévenir (avec l’aide d’un professionnel de santé) un risque de prise de poids éventuellement liée au traitement.

L'hospitalisation

Lors d’épisodes de dépression majeure ou de manie intense, l’hospitalisation s’avère parfois nécessaire. C’est le cas quand les symptômes sont incontrôlables et qu’ils exposent la personne à un grave danger de manière à prescrire le traitement adéquat afin d’éviter toute situation ou comportement à risque.

 

 

 

Quelques personnes célèbres bipolaires :

  1. Des musiciens comme Robert Schumann (1810 – 1856), Hector Berlioz (1803 – 1869), Hugo Wolf (1860 – 1903), Anton Bruckner (1824 – 1896) ou Georg Friedrich Haendel (1685 – 1759)
  2. Des peintres tels Vincent Van Gogh (1853 – 1890) ou Amedeo Clémente Modigliani (1884 – 1920)
  3. De nombreux écrivains comme Gérard de Nerval (1808 – 1855), Honoré de Balzac (1799 – 1850), Virginia Woolf (1882 – 1941), Ernest Hemingway (1899 – 1961), Friedrich Nietzsche (1844 – 1900) ou Charles Baudelaire (1821 – 1867)
  4. Des hommes d’état comme Abraham Lincoln (1809–1865), Theodore Roosevelt (1858 1919) ou Sir Winston Churchill (1874 – 1965).
  5. Mais aussi des stars d’aujourd’hui comme Catherine Zeta-Jones, Britney Spears, Demi Lovato, Carrie Fisher, Amy Winehouse, Linda Hamilton, Jean-Claude Van Damme, Ben Stiller, Mel Gibson, Jim Carrey, Benoit Poelvoorde, Robbin Williams, Sting et encore tant d’autres.

 

Où s'adresser ?

Si vous croyez souffrir d'un trouble bipolaire ou que l'un de vos proches vous semble atteint de cette maladie, n'hésitez surtout pas à entrer en contact avec l'association VIVRE et à consulter votre médecin de famille.

Ce dernier saura diriger la personne atteinte de trouble bipolaire vers un professionnel de la santé mentale.

Contact : 

Oifah BENSAID 07 83 89 92 05

Maya DOLAN 06 88 13 55 04